Au cours de ce mois de juin 2003, la chaleur et la sécheresse s’accetnue sévèrement sur toute la région. C’est le début d’un long été anormalement chaud qui va durer près de trois mois.
Après un mois de mai déjà bien chaud, une vague de chaleur commence à faire son apparition à la fin de ce même mois. A partir des 27/28 mai, les tempéartures dépassent quasi quotidiennement les 25°.
Le 31 mai 2003, on relève jusqu’à 32° à Montélimar, 31° à Clermont-Ferrand et Grenoble/Versoud et 30° à Lyon/Bron. Cette chaleur tend à se stabiliser et à durer au cours de la première décade de juin.
Les températures flirtent régulièrement avec les 30°, des pointes jusqu’à 32/34° sont observées à Grenoble.

Cette tendance très chaude s’affirme au cours de la deuxième décade du mois. Un premier épisode caniculaire (le premier d’une longue série) intervient localement et plus particulièrement sur la région lyonnaise entre le 11 et le 15 juin.
Le 12 juin on relève jusqu’à 37° à St-Etienne, puis le 14 juin 38° à Montélimar, 37° à Aubenas, 36° à Lyon/Bron et Ambérieu, 35° à Chambéry/Aix-les-Bains, 33° à Clermont-Ferrand, 32° à Aurillac.
La chaleur perd un peu en intensité juste avant l’arrivée de l’été. Le 18 juin est l’une des journées les plus fraîches du mois, alors que le thermomètre affiche l’après-midi encore 29° à Lyon/Bron et 28° à Montélimar.

La chaleur reprend du galon dès le début de la troisième décade et devient exceptionnelle pour la saison. Une canicule généralisée s’installe sur la région pendant quelques jours.
Le 22 juin 2003 est la journée la plus chaude jamais relevée en cette saison. Les tempéartures s’affollent jusqu’à 39° à Vichy, 38° à Lyon, St-Etienne et Ambérieu, 37° à Grenoble/Versoud et Clermont-Fd, 36° au bord du lac d’Aix-les-Bains 35° à Aurillac et Annecy.
Cette chaleur à peine moins intense se poursuivra jusqu’au dernier jour du mois de juin.
Les températures dégringoleront temporairement au cours des premiers jours de juillet, avant une remontée éclaire avant le 14 juillet.


Ce mois de juin est exceptionnel à plus d’un titre. De nombreux records de chaleur ont été pluvirisés notamment lors des journées dès 14 et 22 juin.
Les températures moyennes des maximales dépassent allègrement les 30° jusqu’à 32/33° de la Vallée du Rhône au lyonnais et dans l’y grenoblois.
Ce niveau ne s’est reproduit à qu’à quatre reprises ces 100 dernières années, en juillet 1983, août 2003, juillet 2006 et juillet 2015). Il reste actuellement dans le top 5 des mois les plus chauds relevés dans la région depuis le début des mesures, alors que juin est censé être beaucoup moins chaud que juillet et août en temps normal.
L’anomalie thermique atteint des niveaux jamais atteint en terme d’excédent depuis au moins 100 ans. Dépassant d’ailleurs largement août 2003. Il est un peu près comparable en terme de retour aux mois glacials de décembre 1879 et février 1956.

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